Les trolls et les haters sont-ils seulement le problème n°1 des community managers ?. Une actu judiciaire à Londres suivie d’une déclaration du secretaire d’Etat à la Justice britannique renforçant la condamnation des trolls a remis début novembre ce phénomène et ses dégâts en actu. C’est une info à ne pas oublier car elle montre que la justice est impliquée, qu’elle condamne et confirme que le web n’est pas une zone de non-droit où l’on ne peut gratuitement insulter, invectiver, menacer sans conséquence.

Les autorités publiques s’emparent positivement de ce fléau. Mais c’est aussi inquiétant car si on peut modérer des propos sur les blogs ou autres lieux, les trolls et haters participent à la mauvaise réputation des réseaux sociaux (On ne parle pas ici, bien sûr, des esprits créatifs qui détournent avec humour et finesse par le dessin ou l’écriture)

Parlez de Twitter génère maintenant un rictus négatif de la part du citoyen comme étant le lieu où l’insulte, le dénigrement voire la « médiocrité » demeure le principe. Une des conséquences est que l’entreprise considère que ce n’est pas une bonne idée de s’installer sur Twitter, alors que c’est le tuyau de communication privilégié pour faire passer des infos au microcosme de la communication. (7 millions de membres pour 2,3 millions d’actifs).

La Licra, aire de jeu favori des trolls et haters, a défini ses propres règles du jeu pour les gérer au mieux. En même temps, une entreprise n’a pas pour vocation à passer du temps à gérer ces perturbations. On comprend mieux pourquoi leurs dirigeants deviennent réticents à son utilisation –mais pas à son écoute-. Ils préfèrent Facebook pour garder un lien avec leurs « amis ».

En attendant que les haters et trollers trouvent un job en cette période de crise –il faut en avoir du temps de libre pour trainer online -, c’est peut être l’occasion de s’occuper à faire tomber l’anonymat sur le web. Et là c’est qui qui décide ?