Le code semble être, pour la plupart des personnes, une suite de lignes infinies de mots et signes dont seuls les initiés ont le secret. Malgré cela, la montée en puissance d’Internet et des objets connectés dans nos quotidiens rend la nécessité de coder plus importante et le champ des possibilités plus vaste. Résultat, de nombreuses formations et écoles spécialisées se développent dans ce domaine (à l’instar de l’EEMI pour les métiers du web) pour former les programmeurs et développeurs de demain, indispensables à l’évolution du numérique.

Commençons par faire un point sur ce que veut dire « coder ». Très souvent, l’amalgame est fait entre code et langage web, ce qui n’est pas une erreur fondamentale mais une représentation trop partielle. Le code, autrement appelé programmation peut également servir à créer des logiciels bureautiques, des jeux vidéos ou à guider les actions de machines industrielles par exemple. D’une manière générale, programmer, c’est savoir communiquer à l’ordinateur les actions que l’on souhaite qu’il effectue. Il existe pour cela de nombreux langages de programmation en fonction du but recherché (les plus connus sont liés au web : CSS, PHP, HTML, JAVASCRIPT,…).

Alors, coder deviendrait-il accessible à tous ?

Il semblerait que oui, à en croire les nombreuses initiatives qui fleurissent dans le monde depuis plusieurs années. L’opération la plus marquante récemment nous vient des US et du site Internet code.org. Ce site lancé en 2013 par l’organisation à but non lucratif du même nom regroupe des serious games pour tous âges « de 4 à 104 ans » pour apprendre à coder. En décembre 2014, Code.org a lancé une campagne de communication autour de son programme « une heure de code », destinée principalement aux jeunes étudiants. On y apprend la logique du code avec Angry Birds, en imbriquant des actions pour que le célèbre oiseau puisse attraper son pire ennemi, le cochon vert. Portée par des témoignages de Barack Obama, Marck Zuckerberg, Shakira, Bill Gates et bien d’autres, cette campagne a plus que quadruplé le nombre d’utilisateurs du jeu, passant de 20 millions en 2013 à 90 millions en 2014 (Source : rapport annuel Code.org). D’autres initiatives sont à relever comme la BBC qui apprend aux jeunes anglais à coder avec Dr Who, le site Scratch disponible en 40 langues, ou encore le site français codecombat.com qui initie au JavaScript ou au Python dans un jeu très développé où l’on peut même personnaliser son héros.

Ces cours sous forme de jeux tentent de changer la mauvaise image du code en montrant qu’il peut être ludique et qu’il n’est pas juste une suite de signes complexes. Ils attisent la curiosité des plus jeunes en leur faisant réaliser que la logique du code est un vrai jeu d’enfant, et ce dans le but de faire naitre des vocations. Le code serait-il en passe de devenir une «  langue vivante » à part entière ?